Yoh le peuple, c’est Solomoni !
Encore une histoire de spoliation d’artiste venant d’Afrique du Sud et cette fois-ci, ça concerne une artiste dont vous connaissez très bien la voix, Nomcebo Zikode, la voix derriere le tube planétaire Jerusalema.
« Jerusalema » : l’hymne d’un monde en confinement

Lorsque le monde entier s’est figé en 2020, une chanson africaine est parvenue à dépasser les frontières et les langues, c’est Jerusalema.
Véritable phénomène mondial, elle a été reprise dans plusieurs pays, utilisée dans des campagnes publicitaires, des challenges sur les réseaux sociaux, des cérémonies officielles.
Derrière ce raz-de-marée, le producteur Master KG et la chanteuse Nomcebo Zikode, auteure d’une grande partie des paroles.
Cependant, si la musique a libéré les corps, elle a enchaîné l’une de ses créatrices.
Mais si la musique a libéré les corps, elle a enchaîné l’une de ses créatrices.
Nomcebo Zikode : La spoliation de trop ?
Depuis plusieurs années, Nomcebo affirme n’avoir jamais reçu un centime de royalties pour sa contribution à Jerusalema ni pour son album Xola Moya Wam, sorti sous le label Open Mic Productions

C’est le début d’une grande bataille juridique.
Récemment, une décision de justice a profondément choqué ses fans.
La Haute Cour de Pretoria a donné raison à Open Mic, exigeant de Nomcebo qu’elle livre deux albums supplémentaires et qu’elle paie 1,5 million de rands en frais juridiques.
Sur sa page Facebook, elle écrit :
« Je n’ai jamais reçu un seul centime d’Open Mic. C’est un mensonge que j’ai reçu 1,5 million. Ce que je veux, c’est ce qui avait été convenu : un partage équitable. »
Elle accuse le label d’avoir profité de son travail tout en l’excluant des revenus de l’un des plus grands succès africains.
Open Mic Productions : un nom derrière des larmes

Ce n’est pas la première fois qu’Open Mic Productions est accusé de pratiques abusives.
Bien avant Nomcebo, des artistes comme Makhadzi, Paige, Charmza The DJ ou encore King Monada ont dénoncé des contrats injustes, des renouvellements non consentis ou encore la non-perception de leurs revenus.
Le schéma semble se répéter, des artistes issus de milieux modestes, propulsés dans l’industrie, puis confrontés à un système contractuel opaque où l’exploitation n’est jamais très loin.
L’indignation publique : sélective et passagère ?
Malgré l’ampleur du phénomène, l’affaire Nomcebo ne provoque pas encore la mobilisation qu’elle mérite. L’industrie musicale, les médias, les institutions culturelles gardent le silence. Le public quant à lui, se montre moins engagé quand il s’agit de défendre les droits de ses stars.

